Registres numériques d’entreprises, traçabilité des bénéficiaires effectifs, paiements administratifs et suivi des recettes publiques : Pesaflow veut mettre son expérience acquise au Kenya et dans six autres pays africains au service de la modernisation de l’administration congolaise.
La transformation numérique de l’administration congolaise attire les entreprises technologiques du continent. La fintech kényane Pesaflow explore les possibilités d’une implantation sur ce marché, porté par la dématérialisation progressive des services publics et des procédures liées aux entreprises.
Son directeur, Jovis Omondji Okoth, a conduit une délégation reçue le mardi 11 août 2026 à Kinshasa par le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba.
La rencontre a permis à l’entreprise de présenter différentes solutions susceptibles d’accompagner les projets numériques engagés par le gouvernement congolais. À l’issue des échanges, le ministre a demandé à ses équipes de poursuivre les discussions afin d’évaluer les possibilités d’un partenariat avec Pesaflow.
Les solutions présentées concernent notamment la mise en place de registres numériques d’entreprises, l’identification et la traçabilité des bénéficiaires effectifs ainsi que le développement d’outils destinés au suivi des recettes et des services de l’État.
Ces dispositifs pourraient contribuer à simplifier les démarches administratives, améliorer le traitement des données et renforcer la visibilité de l’administration sur les paiements et les activités des entreprises.
Le marché congolais offre un potentiel important aux fournisseurs de solutions GovTech. En juin 2026, la RDC a lancé le RDC-Pass, un identifiant numérique personnel conçu pour faciliter l’accès des citoyens à différents services publics.
Le pays poursuit parallèlement la numérisation des formalités entrepreneuriales à travers le Guichet Unique de Création d’Entreprises. Ces chantiers créent de nouveaux besoins en matière de paiement numérique, d’automatisation, de gestion des registres et de sécurisation des données administratives
Pour convaincre les autorités congolaises, Pesaflow mise principalement sur son expérience au Kenya. L’entreprise est associée à l’écosystème eCitizen et au Business Registration Service, deux dispositifs qui permettent de dématérialiser plusieurs interactions entre l’administration, les citoyens et les entreprises.
Les usagers peuvent notamment déposer leurs demandes, régler les frais administratifs et récupérer en ligne les documents produits à l’issue des procédures.
La fintech propose également des outils de suivi des recettes, de traitement des données et d’automatisation des services publics. Elle revendique près de 14 années d’activité et une présence dans sept pays africains.
Outre le Kenya, Pesaflow cite des projets menés au Malawi et au Soudan du Sud dans les domaines des services publics numériques et de la gestion des registres d’entreprises.
Sa prospection en RDC illustre la progression d’un marché africain de la GovTech porté par les politiques de modernisation administrative. La prochaine étape dépendra désormais des discussions techniques demandées par le ministre et de la capacité des deux parties à transformer cette prise de contact en partenariat opérationnel.









