Le projet de raffinerie de la Compagnie des Bauxites de Guinée entre dans une nouvelle phase préparatoire. À l’issue de deux journées de concertation organisées à Paris, la CBG affirme avoir obtenu l’alignement de ses actionnaires sur une feuille de route devant conduire au lancement des premiers travaux avant la fin de l’année 2026.
La Compagnie des Bauxites de Guinée veut accélérer son passage vers la transformation locale. Dans une communication publiée le 27 août 2026, elle annonce avoir réuni à Paris les représentants de ses actionnaires, l’État guinéen et HALCO, pour examiner l’avancement de son projet de raffinerie.
Tenues les 20 et 21 août sous la présidence du ministère des Mines et de la Géologie, les discussions ont permis, selon la compagnie, de préciser les prochaines étapes et d’adopter un plan d’action destiné à renforcer le suivi du projet.
L’objectif affiché est de faire progresser les procédures nécessaires au démarrage des premiers travaux de construction d’ici fin 2026. Cette échéance constitue toutefois une ambition annoncée par la CBG et non la confirmation du lancement effectif du chantier.
D’après l’entreprise, les deux journées de travail ont également permis aux actionnaires de consolider leur vision commune du projet et de convenir des actions à mener pour poursuivre sa mise en œuvre.
La CBG ne précise cependant pas, dans cette communication, la capacité de production envisagée pour la raffinerie, le montant de l’investissement, le plan de financement ou le calendrier complet de réalisation. Ces éléments seront déterminants pour apprécier l’ampleur industrielle du projet et les conditions de son exécution.
La raffinerie s’inscrit dans une stratégie plus large de développement de la compagnie et de transformation locale des ressources minières. Sa réalisation devrait permettre de convertir en alumine une partie de la bauxite produite en Guinée, afin de retenir davantage de valeur ajoutée dans le pays.
Pour la direction générale de la CBG, la mobilisation de l’État guinéen et de HALCO témoigne d’une volonté commune de faire avancer le projet et de maintenir une coordination étroite entre les différentes parties prenantes.
« Ces deux journées de travail nous ont permis de consolider une vision commune des prochaines étapes du projet et, surtout, de convenir des actions à mener pour poursuivre sa mise en œuvre. La mobilisation de nos actionnaires autour de cette ambition est essentielle. Notre priorité est désormais de maintenir cette dynamique et de faire avancer les différentes étapes de la feuille de route », a déclaré Karifa Condé, directeur général de la CBG.
Présente en Guinée depuis plus de cinq décennies, la compagnie entend mettre son expérience industrielle au service de cette nouvelle étape de son développement. Elle estime que le projet pourrait contribuer à la création de valeur, au renforcement du tissu industriel et à une meilleure intégration de la chaîne minière guinéenne.
La concrétisation de cette ambition dépendra désormais du respect de la feuille de route, de la finalisation des études et autorisations nécessaires, de la mobilisation effective des financements et du démarrage réel des travaux dans le délai annoncé.









