L’agro-industrie pourrait devenir l’un des nouveaux axes de coopération économique entre la Guinée et la France. Cette perspective a été examinée lors d’un forum bilatéral organisé le 26 octobre 2026, en présence d’Oumar Barry, secrétaire général du ministère guinéen de l’Agriculture, et de Luc Briard, ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone.
Les échanges ont porté sur le rapprochement entre les institutions, les entreprises et les investisseurs des deux pays afin de favoriser le développement d’unités locales de transformation agricole.
La conservation, le conditionnement et la transformation des produits agricoles représentent des débouchés importants pour les entreprises guinéennes. Leur développement permettrait de réduire les pertes après récolte, d’approvisionner le marché local et de créer des emplois dans les différentes chaînes de valeur.
La concrétisation de ces investissements dépendra toutefois de plusieurs facteurs : l’accès au financement, la disponibilité des équipements, la qualité des infrastructures, la sécurisation des approvisionnements et la capacité des entreprises à répondre aux exigences du marché.
À cette occasion, Luc Briard a réaffirmé la volonté de la France de mobiliser ses acteurs diplomatiques, ses opérateurs publics et ses entreprises privées pour accompagner une croissance durable en Guinée.
La question du cadre réglementaire a également occupé une place importante dans les discussions. Oumar Barry a notamment évoqué l’adoption prochaine d’une nouvelle loi foncière.
Selon le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, sa validation pourrait constituer un signal favorable pour les investisseurs au cours des 24 prochains mois. La sécurisation de l’accès à la terre demeure en effet une condition essentielle pour attirer des capitaux dans des projets agricoles de long terme.
Au-delà des intentions exprimées, l’enjeu sera désormais de transformer les discussions en projets structurants, capables de renforcer les entreprises locales, d’industrialiser les chaînes de valeur agricoles et d’accroître la part des produits transformés en Guinée.









