Le Premier ministre Amadou Oury Bah a reçu, jeudi 17 septembre 2026, une délégation d’un consortium comprenant notamment SPIC et Chinalco. Les entreprises lui ont présenté le projet du Grand corridor de Guinée, destiné à relier les zones minières de Santou à la côte atlantique, au niveau de Cape Verga. L’investissement nécessaire est estimé à plus de 3 milliards de dollars.
Le projet associe une ligne ferroviaire d’environ 160 kilomètres à un port en eau profonde conçu pour accueillir des navires pouvant transporter jusqu’à 200.000 tonnes. Ensemble, ces installations devraient permettre l’évacuation d’environ 77 millions de tonnes de bauxite par an, selon les capacités présentées par les promoteurs.
Pour les entreprises minières concernées, l’enjeu est de disposer d’une chaîne de transport reliant directement les sites d’extraction à un terminal maritime de grande capacité. Le volume annoncé ferait du Grand corridor une infrastructure majeure pour les exportations guinéennes de bauxite, si le projet se concrétise et atteint sa capacité prévue.
À ce stade, le consortium a présenté un projet au gouvernement. Les informations publiées ne précisent pas encore le calendrier des travaux, le montage financier définitif ni la date envisagée pour la mise en service. Ces étapes permettront de mesurer quand les capacités annoncées pourront effectivement être mobilisées.










