Le Bénin et le Rwanda ouvrent des discussions en vue de renforcer leur coopération dans l’intelligence artificielle et la transformation numérique.
Le sujet a été abordé à New York, en marge de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, lors d’une rencontre entre Mahuna Akplogan, ministre béninois de la Transformation digitale et de l’Innovation, et Paula Ingabire, ministre rwandaise des Technologies de l’information, de la Communication et de l’Innovation.
Les échanges ont permis d’identifier plusieurs pistes de collaboration : développement d’infrastructures d’intelligence artificielle, accès aux données, recherche conjointe et renforcement des compétences.
Les deux parties ont également évoqué le développement de solutions appliquées à l’agriculture, à la santé et à l’éducation. Ces secteurs sont considérés comme prioritaires en raison de leur potentiel pour améliorer la productivité, l’accès aux services et la qualité des politiques publiques.
La coopération pourrait aussi associer des entreprises technologiques internationales, notamment pour faciliter l’accès aux capacités de calcul, aux infrastructures de données et aux expertises nécessaires au déploiement de solutions d’IA à grande échelle.
Le rapprochement intervient alors que les deux pays ont déjà engagé leurs propres politiques nationales en matière d’intelligence artificielle. Le Bénin dispose d’une stratégie consacrée à l’IA et aux mégadonnées, tandis que le Rwanda développe depuis plusieurs années un écosystème articulant innovation, services publics numériques et utilisation des données.
La rencontre de New York ne s’est toutefois pas encore traduite par la signature d’un accord ou l’annonce d’un projet commun. Elle marque plutôt l’ouverture de discussions destinées à préciser les domaines de coopération et les modalités d’une éventuelle mise en œuvre.
Pour les deux pays, l’enjeu sera désormais de transformer ces intentions en programmes concrets, dotés d’objectifs, de financements et d’un calendrier clairement défini.










