La startup égyptienne veut simplifier la gestion des activités e-commerce en réunissant la logistique, les paiements, la relation client et les outils de financement sur une même plateforme. Cette levée d’amorçage doit soutenir son développement technologique et son entrée sur de nouveaux marchés dès 2027.
Fincart veut devenir l’infrastructure opérationnelle des commerçants en ligne en Afrique et au Moyen-Orient. La startup égyptienne vient de boucler un tour de financement d’amorçage de 2,8 millions de dollars afin d’accélérer le développement de sa plateforme.
L’opération, annoncée comme sursouscrite, a été codirigée par Launch Africa et Antler MENAP. Elle a également enregistré la participation de Yango Ventures, Five35 Ventures, Bluestream Capital, Hi2 Global et Kalahari Venture Labs, aux côtés d’autres investisseurs régionaux.
Fincart prévoit d’utiliser ces ressources pour renforcer ses équipes techniques et commerciales, améliorer ses solutions basées sur l’intelligence artificielle et préparer son expansion vers de nouveaux marchés africains et moyen-orientaux à partir de 2027.
Créée en 2023 par Mostafa Masry et Nihal Ali, la startup s’est d’abord concentrée sur la logistique du dernier kilomètre. Elle a progressivement élargi son offre pour proposer aux marchands une plateforme centralisant plusieurs opérations indispensables au commerce en ligne.
Depuis une seule interface, les utilisateurs peuvent notamment gérer leurs expéditions, coordonner plusieurs prestataires logistiques, suivre la relation client et effectuer le rapprochement des paiements réalisés à la livraison. La plateforme propose également des solutions destinées à répondre à certains besoins de trésorerie à court terme.
Fincart est aujourd’hui connectée à plus de 40 entreprises de livraison présentes sur le continent. Cette intégration permet aux commerçants de comparer et de mobiliser plusieurs partenaires sans devoir administrer séparément chaque prestataire.
L’entreprise développe parallèlement des fonctionnalités d’intelligence artificielle pour automatiser certaines tâches, exploiter les données générées par les commandes et améliorer la fidélisation des clients.
La startup affirme accompagner plus de 450 marchands opérant notamment dans la mode, les cosmétiques, l’électronique et les accessoires. Elle indique également avoir soutenu près d’un milliard de livres égyptiennes de volume d’affaires. Environ 40 % de ses nouveaux clients proviendraient du bouche-à-oreille, selon les données communiquées par l’entreprise.
Le positionnement de Fincart répond à plusieurs difficultés rencontrées par les acteurs africains du e-commerce. La fragmentation des services de livraison, la gestion des retours et la prédominance du paiement à la livraison compliquent le suivi des commandes et ralentissent la disponibilité des liquidités.
En centralisant ces différentes opérations, la startup cherche à réduire les coûts de gestion et à fournir aux marchands une meilleure visibilité sur leurs ventes, leurs paiements et leurs performances logistiques.
L’enjeu dépasse ainsi la livraison de colis. Fincart veut construire un véritable système de gestion autour du commerçant, à l’intersection de l’e-commerce, de la logistique, des données et des services financiers.
La réussite de son expansion dépendra toutefois de sa capacité à adapter sa plateforme aux moyens de paiement, aux opérateurs logistiques et aux réglementations propres à chaque marché africain.









