Portée par l’Agence nationale de digitalisation de l’État avec l’appui du programme WARDIP, la future Académie nationale du numérique doit former et certifier des compétences dans plusieurs domaines technologiques stratégiques.
La Guinée avance dans son projet de création d’une Académie nationale du numérique. Réunis le 23 septembre 2026 à Conakry, des représentants du secteur public, des entreprises et du monde universitaire ont examiné et validé les conclusions de l’étude de faisabilité consacrée à cette future institution.
Pilotée par l’Agence nationale de digitalisation de l’État (ANDE) avec le soutien du programme WARDIP-Guinée, l’initiative vise à répondre aux besoins croissants du pays en compétences numériques.
La future académie devrait proposer des formations dans des domaines stratégiques comme l’intelligence artificielle, la cybersécurité, le cloud et le développement des systèmes d’information.
Le projet doit accueillir plusieurs catégories de bénéficiaires : cadres de l’administration, professionnels du secteur privé et jeunes talents souhaitant se spécialiser dans les métiers du numérique.
L’objectif annoncé est de mettre en place un pôle national de formation et de certification capable d’accompagner la digitalisation de l’administration, de renforcer les entreprises et de réduire la dépendance envers les compétences technologiques extérieures.
Le WARDIP avait déjà étudié l’installation de l’académie au sein de l’École nationale des postes et télécommunications. Une mission conduite en août 2025 avait évalué les salles, les espaces collaboratifs, les équipements nécessaires et les conditions d’accessibilité du site.
La validation de l’étude constitue une étape préparatoire. Elle devra désormais être suivie par la définition du modèle pédagogique, la mobilisation des formateurs, l’équipement des espaces et l’élaboration des programmes de certification.
La réussite de l’académie dépendra également de sa capacité à proposer des contenus adaptés aux besoins réels de l’administration et des entreprises, tout en facilitant l’accès des jeunes aux formations.
À travers ce projet, l’ANDE veut faire du développement du capital humain l’un des piliers de la souveraineté numérique guinéenne. L’enjeu sera désormais de transformer cette ambition en une institution opérationnelle, accessible et connectée aux besoins du marché.










