Access Bank et le Centre du commerce international (ITC) ont signé, le 22 septembre 2026 à New York, un protocole d’accord destiné à soutenir le développement des petites et moyennes entreprises dans 14 pays africains.
Conclu en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, le partenariat associe l’implantation africaine du groupe bancaire à l’expertise technique de l’ITC, agence conjointe de l’Organisation mondiale du commerce et des Nations unies.
Outre la Guinée, l’initiative couvre l’Angola, le Botswana, le Cameroun, la République démocratique du Congo, la Gambie, le Ghana, le Kenya, le Mozambique, le Rwanda, la Sierra Leone, l’Afrique du Sud, la Tanzanie et la Zambie.
Cinq axes d’intervention
Prévu sur trois ans, le programme s’articule autour de cinq priorités : la création d’emplois par les PME, l’accès au financement, la durabilité des entreprises, le développement des compétences et l’accès aux marchés.
Les formations devraient notamment porter sur le commerce numérique et la capacité des entreprises à vendre leurs produits au-delà de leur marché national. Le dispositif doit également faciliter leur participation au commerce intra-africain dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine.
Une attention particulière sera accordée aux entreprises portées par des femmes et des jeunes, souvent confrontées à davantage de difficultés pour obtenir des financements, intégrer les chaînes de valeur et accéder aux marchés internationaux.
Une première expérimentation au Ghana
La mise en œuvre débutera par une phase pilote au Ghana, programmée de septembre 2026 à juin 2027. Elle ciblera principalement des entreprises dirigées par des femmes et mobilisera les outils de formation et d’accompagnement développés par l’ITC.
L’extension aux autres pays, dont la Guinée, doit intervenir progressivement à partir de 2027. À ce stade, les partenaires n’ont pas encore précisé le calendrier propre à chaque pays, les critères de sélection des PME ni le montant des financements qui pourraient être mobilisés.
Pour les entreprises guinéennes, l’accord ouvre donc une perspective d’accompagnement, mais ne constitue pas encore un guichet de financement immédiatement accessible.
L’impact du programme dépendra de ses modalités locales : nombre de PME retenues, volume des crédits accordés, qualité des formations et capacité des bénéficiaires à accéder à de nouveaux marchés. Ces précisions permettront de mesurer la portée réelle du partenariat pour l’écosystème entrepreneurial guinéen.










