Port industriel, chantier naval, raffinerie, aciérie et centrale électrique : Winning Consortium Holdings projette de développer à Kanfarandé un parc industriel intégré destiné à soutenir la transformation locale des ressources guinéennes.
Winning Consortium Holdings veut renforcer sa présence industrielle en Guinée. Le groupe prévoit d’investir environ 5 milliards de dollars sur cinq ans dans le développement du Winning International Park, un complexe industriel annoncé dans la zone de Dobali, à Kanfarandé, dans la région de Boké.
Le projet a été présenté le 11 août 2026 au ministre de l’Industrie et du Commerce, Aboubacar Kourouma. Il doit être réparti entre sept zones fonctionnelles regroupant plusieurs infrastructures industrielles, énergétiques et logistiques.
Le futur parc devrait notamment comprendre un port industriel, un chantier naval, une raffinerie, une aciérie ainsi qu’une centrale électrique d’une capacité comprise entre 1 000 et 1 200 mégawatts. L’installation énergétique intégrerait également une composante solaire.
En réunissant ces activités sur un même site, Winning entend créer une chaîne industrielle capable de relier l’approvisionnement en matières premières, leur transformation, la production d’énergie et l’exportation des produits finis.
Pour la Guinée, l’enjeu est de réduire la place dominante occupée par l’exportation de ressources brutes et de retenir une part plus importante de la valeur ajoutée sur le territoire national. La présence d’une raffinerie et d’une aciérie pourrait notamment favoriser le développement d’activités de transformation et l’émergence de nouveaux fournisseurs locaux.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce a exprimé la disponibilité de son département à accompagner le projet. Cet appui devrait porter sur la coordination avec les différentes administrations ainsi que sur la mise en place du cadre institutionnel et juridique nécessaire à sa réalisation.
À terme, le Winning International Park pourrait générer des emplois directs et indirects, renforcer les capacités logistiques de Boké et stimuler la création d’un écosystème de sous-traitants autour des activités industrielles envisagées.
Le montant de 5 milliards de dollars reste cependant une prévision d’investissement. La concrétisation du projet dépendra notamment de la finalisation des études, de la mobilisation des financements, de l’obtention des autorisations et du calendrier effectif des travaux.










